
Doomscrolling : pourquoi tu scroller sans t’arrêter et comment reprendre le contrôle quand tu es étudiant
21 déc. 2025

Introduction
Tu ouvres TikTok ou Twitter “juste 5 minutes” avant de réviser.
Une vidéo devient dix. Puis vingt.
Quand tu lèves les yeux, une heure est passée, ton cerveau est saturé et tu n’as toujours pas commencé.
Ce phénomène a un nom : le doomscrolling.
Et non, ce n’est ni un manque de volonté, ni un problème de motivation. C’est un mécanisme bien connu du cerveau, amplifié par les réseaux sociaux.
Dans cet article, on va voir ce qu’est vraiment le doomscrolling, pourquoi ton cerveau adore ça, pourquoi ça te flingue tes études, et surtout comment réduire concrètement le doomscrolling quand tu es étudiant, sans te forcer ni culpabiliser.
Le doomscrolling, c’est quoi exactement
Le doomscrolling, c’est le fait de faire défiler du contenu sans fin sur son téléphone, souvent de manière automatique, même quand ce contenu n’apporte rien de positif.
À la base, le terme vient de l’idée de consommer des informations anxiogènes en continu. Aujourd’hui, il s’applique surtout au scrolling infini sur TikTok, Instagram, Twitter ou YouTube Shorts.
La différence entre scroller et doomscroller est simple :
scroller = un usage ponctuel et conscient
doomscroller = scroller sans intention, sans limite, sans même vraiment regarder
Chez les étudiants, le doomscrolling études est devenu un réflexe, surtout avant ou pendant une session de travail.
Pourquoi ton cerveau adore doomscroller
Si le doomscrolling est si puissant, ce n’est pas un hasard.
Dopamine et gratification immédiate
Chaque nouveau contenu déclenche une micro-libération de dopamine.
Pas assez pour te rendre heureux, mais juste assez pour te donner envie de continuer.
Ton cerveau adore ça car :
l’effort est quasi nul
la récompense est immédiate
l’incertitude du prochain contenu renforce l’addiction
C’est exactement la même logique que les machines à sous.
Les algorithmes des réseaux sociaux
Les plateformes sont construites pour maximiser ton temps d’écran étudiant.
L’algorithme apprend ce qui te capte et te le ressert en boucle.
Résultat :
tu n’as jamais de point d’arrêt naturel
ton cerveau reste coincé dans une boucle de récompense
arrêter devient plus difficile que continuer
Les effets du doomscrolling sur les étudiants
Sur la concentration
Le doomscrolling fragmente ton attention.
Après avoir scrollé, il devient très difficile de rester concentré plus de quelques minutes.
C’est une des causes majeures de la perte de concentration étudiant.
Sur la mémoire et l’apprentissage
Le cerveau a une capacité limitée.
Le doomscrolling crée une surcharge informationnelle qui empêche :
la consolidation des informations
la mémorisation à long terme
l’apprentissage en profondeur
Concrètement, tu révises plus, mais tu retiens moins.
Sur le stress et la fatigue mentale
Le doomscrolling est fortement lié au :
stress
anxiété
fatigue mentale étudiant
troubles du sommeil
Ton cerveau n’a jamais le temps de se poser. Il passe d’un stimulus à un autre en permanence.
Doomscrolling et études : pourquoi tu perds plus de temps que tu ne le crois
Le piège, c’est de croire que scroller est une pause.
En réalité :
chaque interruption casse ton flow
il faut plusieurs minutes pour retrouver une concentration correcte
ton cerveau reste partiellement occupé par ce que tu as vu
Le doomscrolling étudiant transforme des sessions de travail de 1 heure en 20 minutes réellement efficaces.
Comment réduire concrètement le doomscrolling quand on est étudiant
Rendre le scroll moins accessible
Tu n’as pas besoin de supprimer toutes les apps.
Il suffit souvent de :
couper les notifications non essentielles
poser ton téléphone hors de portée visuelle
travailler dans un environnement sans tentation
Le but n’est pas de lutter contre toi-même, mais de modifier l’environnement.
Donner une alternative au cerveau
Ton cerveau cherche une récompense rapide.
Si la révision est perçue comme longue et floue, il préférera toujours scroller.
Ce qui aide vraiment :
des micro-objectifs clairs
des sessions courtes
un feedback rapide
Transformer la révision en activité engageante
Lire et relire ses cours demande un effort énorme pour peu de récompense.
À l’inverse :
les quiz
les questions actives
la gamification
activent davantage la dopamine tout en renforçant la mémoire.
Outils et méthodes qui aident vraiment à moins scroller
La science de l’apprentissage est claire :
les méthodes actives sont plus efficaces que la simple relecture.
Les quiz, par exemple :
renforcent la mémoire
donnent un retour immédiat
rendent la révision moins monotone
C’est souvent cette dimension interactive qui permet de réduire le doomscrolling, car la révision devient plus attractive que le téléphone.
Quand la révision devient plus engageante que le scroll
Certains outils s’appuient justement sur ces principes.
Par exemple, des plateformes comme Koro AI permettent aux étudiants de :
charger leurs cours
générer automatiquement des fiches de révision
s’entraîner avec des quiz interactifs
L’idée n’est pas de travailler plus, mais de travailler de façon plus engageante.
Le feedback, les objectifs et les petits messages de fin de quiz créent une dynamique qui capte l’attention sans épuiser le cerveau.
Ce genre d’approche fonctionne surtout parce qu’elle respecte le fonctionnement naturel du cerveau, au lieu de lutter contre lui.
Conclusion
Le doomscrolling n’est pas un manque de discipline.
C’est le résultat d’un cerveau exposé à des boucles de récompense extrêmement puissantes.
Si tu veux vraiment t’en sortir :
inutile de te forcer ou de culpabiliser
change ton environnement
change ta manière de réviser
rends l’apprentissage plus actif que le scroll
Reprendre le contrôle de ton attention, ce n’est pas supprimer ton téléphone.
C’est faire en sorte que ton cerveau trouve plus d’intérêt à apprendre qu’à scroller.