
La loi de Parkinson : un travail prend toujours le temps que tu lui donnes
17 déc. 2025

Introduction
Tu as déjà remarqué un truc étrange ?
Un devoir que tu pensais boucler en 1 heure finit par te prendre toute la soirée.
Une révision “rapide” devient une session interminable, épuisante, et pas forcément efficace.
Ce n’est pas un manque de motivation.
Ce n’est pas non plus un problème d’organisation classique.
C’est un phénomène bien connu en psychologie du travail : la loi de Parkinson.
La loi de Parkinson expliquée simplement
La loi de Parkinson dit une chose très simple :
Un travail s’étend de façon à occuper tout le temps disponible pour son achèvement.
Cette loi a été formulée par Cyril Northcote Parkinson, un historien britannique, à l’origine pour observer le fonctionnement des administrations.
Mais elle s’applique parfaitement aux études, et surtout à la façon dont tu travailles au quotidien.
Si tu te donnes toute une après-midi pour faire un exercice, il prendra toute l’après-midi.
Si tu te donnes 45 minutes, il prendra 45 minutes.
Le travail ne change pas.
Le temps, lui, se dilate.
Pourquoi la loi de Parkinson touche particulièrement les étudiants
Quand tu es étudiant, ton principal problème, ce n’est pas le manque de temps.
C’est le temps flou.
Peu de contraintes horaires strictes
Des révisions souvent mal définies
Des objectifs vagues comme “réviser le chapitre”
Une impression de travailler dès que tu es assis à ton bureau
Résultat : ton cerveau étale le travail, sans s’en rendre compte.
Tu passes du temps sur ton cours, mais entre deux distractions, des hésitations, du perfectionnisme inutile.
À la fin, tu es fatigué, mais tu as l’impression d’avoir peu avancé.
C’est exactement la loi de Parkinson en action.
Ce qui se passe dans ton cerveau quand le temps est large
La loi de Parkinson repose sur plusieurs mécanismes psychologiques très concrets.
1. La procrastination déguisée
Quand tu as beaucoup de temps, ton cerveau se permet de remettre les décisions importantes.
Tu relis, tu reformules, tu ajustes, sans vraiment avancer.
2. Le perfectionnisme inutile
Sans contrainte, tu cherches à faire “parfait”, même quand ce n’est pas nécessaire.
Tu passes trop de temps sur des détails qui n’améliorent pas vraiment ton apprentissage.
3. L’illusion de productivité
Être longtemps sur un cours donne l’impression de travailler sérieusement.
Mais le temps passé n’est pas égal à l’efficacité.
Ton cerveau préfère étaler l’effort plutôt que de le concentrer.
Les conséquences concrètes sur tes études
À long terme, la loi de Parkinson a des effets très négatifs sur la productivité étudiante.
Tu passes beaucoup de temps à travailler, mais les résultats stagnent
Tu finis souvent dans l’urgence, avec du stress inutile
Tu manques de temps pour certaines matières
Tu te fatigues mentalement plus que nécessaire
Tu perds confiance dans ta capacité à bien t’organiser
Et surtout, tu finis par croire que “travailler longtemps” est normal pour réussir.
Alors que ce n’est pas vrai.
Comment utiliser la loi de Parkinson à ton avantage
La loi de Parkinson n’est pas ton ennemie.
Si tu l’utilises correctement, elle peut devenir un outil très puissant.
1. Te donner des délais plus courts que nécessaire
Même si tu as toute la journée, impose-toi une limite claire.
Par exemple : “45 minutes pour comprendre et synthétiser ce chapitre”.
2. Travailler en blocs de temps fermés
Une session a un début et une fin.
Quand le temps est fini, tu t’arrêtes, même si tout n’est pas parfait.
3. Définir une tâche finie, pas un temps passé
Ne dis pas “je révise pendant 2 heures”.
Dis “je dois être capable d’expliquer ce cours sans mes notes”.
4. Réduire volontairement la durée de travail
Moins de temps force ton cerveau à aller à l’essentiel.
Et l’essentiel, c’est ce qui fait vraiment progresser.
Appliquer la loi de Parkinson aux révisions
Les révisions sont le terrain parfait pour la loi de Parkinson.
Quand tu dis “je révise ce chapitre”, ton cerveau ne sait pas quand s’arrêter.
Le travail s’étale.
À l’inverse, si tu fixes un objectif clair et un temps limité, tout change.
Par exemple :
30 minutes pour transformer un cours en fiche
20 minutes pour répondre à des questions sans support
15 minutes pour vérifier ce que tu as vraiment retenu
La contrainte améliore la concentration, la mémorisation et l’efficacité cognitive.
C’est pour ça que les méthodes de révision active fonctionnent bien mieux que la simple relecture.
Des outils qui facilitent cette approche
Tu peux appliquer la loi de Parkinson sans aucun outil.
Un chronomètre et un objectif clair suffisent déjà.
Mais certains outils aident à structurer le travail et à éviter de perdre du temps inutilement.
Quand une tâche est bien définie, ton cerveau ne peut plus la faire durer artificiellement.
Par exemple, transformer directement un cours en fiches ou en quiz impose une fin naturelle au travail.
Tu sais quand tu as terminé, et tu évites les révisions floues qui s’étirent.
C’est dans cette logique que des outils comme Koro AI peuvent être utiles pour certains étudiants.
Le principe est simple : tu charges ton cours, tu obtiens des fiches et des quiz, avec des objectifs clairs.
À la fin des quiz, un petit commentaire léger aide à garder la motivation sans alourdir la session.
Ce n’est pas magique, mais ça aide à réduire le temps perdu et à rester concentré sur l’essentiel.
Ce qu’il faut retenir
La loi de Parkinson explique pourquoi tu as souvent l’impression de manquer de temps, même quand tu en as.
Ce n’est pas que tu travailles mal.
C’est que le travail s’adapte au temps que tu lui laisses.
En imposant des contraintes claires, des objectifs précis et des durées limitées, tu peux :
travailler moins longtemps
retrouver une vraie sensation de contrôle
La prochaine fois que tu révises, ne te demande pas combien de temps tu vas y passer.
Demande-toi plutôt quand et comment tu sauras que c’est fini.
C’est là que tout change.